Les chemins du bonheur

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Conclusion :

Le christianisme déclare que le bonheur n’attend pas, qu’il est avant tout un dynamisme qui met en marche. Dans les Béatitudes, Jésus invite à donner de la valeur aux relations. C’est l’amour des autres et de Dieu qui donne du sens à la vie des chrétiens. A ce titre, Jésus proclame un bonheur de croissance. Le bonheur c’est le chemin, pas le but. C’est dans l’effort fourni vers l’autre que s’expérimente le bonheur. Sœur Emmanuelle professait : « Le bonheur, c’est les autres ». Ste Thérèse de Lisieux, elle, reconnaissait que l’amour n’était pas un effort si pénible et témoignait d’une « petite voie » : l’amour, ce n’est pas une montagne ou un escalier à gravir, c’est se laisser porter comme dans un ascenseur. Comme les autres religions, le christianisme affirme que le bonheur se reçoit, se découvre, se construit, mais il ne s’achète pas.
 
Source : D’après BOYER J., COLLE P., HERVEAU J., KLEIN L., LABIDI-MAÏZA M.,
Les religions : Modes de vie. Modes d’emploi.
Ce que disent les religions sur les grandes questions de la vie,
Paris, Les Editions de l’Atelier/Les Editions ouvrières, 2011, p. 47-57

 

Synthèse

Les hommes et les femmes ont peur de l’avenir. Pour cette raison, ils essaient de se rassurer, par exemple, en lisant leur horoscope. Face à ce qu’ils ne maîtrisent pas, ils éprouvent le besoin de savoir pour pallier les imprévus et contrôler leur vie…
 
En plus de cette attitude face à la vie, d’autres encore existaient et, par rapport à celles-ci, d’autres chemins de bonheur :
 

  1. Les fatalistes croient au destin. Ils ont le sentiment qu’ils ne contrôlent pas leur vie. Etant donné qu’ils ne se sentent pas responsables de ce qui leur arrive, ils scrutent les horoscopes pour se préparer à ce qui les attend. S’ils donnent de la valeur à des faits, ils espèrent que ceux-ci se produiront. Concernant les autres faits, ceux auxquels ils n’accordent pas de valeur, ils espèrent bien évidemment les éviter. Certains philosophes, comme les stoïciens, ont conseillé à cette catégorie de personne de rester indifférents par rapport à ce qui ne dépendait pas d’eux. Le type de bonheur que ces gens viseraient alors, ce serait la tranquillité.
  2. Les humanistes croient en la liberté. Ils pensent avoir du pouvoir sur leur vie. Libres, ils se sentent acteurs et responsables de leur vie. Ce à quoi ils donnent de la valeur, c’est à des vertus morales. Ainsi, chaque homme peut devenir le héros de sa légende personnelle. Conscients que l’objet de leur quête est une inaccessible étoile, ils cherchent à conquérir les moindres petits plaisirs sur leur chemin. Le plaisir a, pour eux, le goût du bonheur.
  3. Les chercheurs de Dieu croient en la providence. Ils avancent avec confiance sur le chemin de leur vie, mus par une vive espérance. Ce sont pour eux les relations qui donnent sens à leur vie. Le plus beau voyage ici-bas, disent-ils, est celui qui nous conduit les uns vers les autres. Chaque rencontre les rapproche un peu plus du Mystère de la vie. Un mystère, c’est ce qu’on n’a jamais fini de découvrir. Ce mystère vers lequel ils sont tendus, c’est Dieu. Chaque pas qu’ils font vers ce Mystère est un pas de plus qu’ils font vers l’Essentiel. Le bonheur, pour eux, c’est la croissance, c’est une aspiration à plus d’être.