Corpus Christi

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L’ichtus, qui signifie « poisson » en grec ancien, est devenu un symbole chrétien utilisé du 1er au 4ème siècles. Ces lettres signifient « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur.

À l’époque de Jésus, les groupes religieux juifs principaux étaient les Sadducéens, les Pharisiens et les Esséniens, rejoints par les Zélotes qui liaient religion et politique. D’autres groupes existaient, comme les Samaritains, les Nazaréens (des disciples de Jésus) et d’autres mouvements baptistes, ainsi que des religions plus païennes dans l’Empire romain environnant.

Groupes juifs
Sadducéens : Aristocratie sacerdotale associée au Temple de Jérusalem, ils se limitaient à la loi écrite et rejetaient la résurrection et les anges.
Pharisiens : Groupe dévot qui mettait l’accent sur l’observance des lois de pureté et croyait en la résurrection des corps, en l’éternité de l’âme et en la vie future.
Esséniens : Communauté ascétique et sectaire, souvent en marge de la société, qui se distinguait par ses rites et enseignements secrets.
Zélotes : Un groupe politico-religieux qui menait une lutte acharnée contre les Romains, convaincu du soutien divin dans leur résistance armée.
Samaritains : Communauté religieuse très ancienne, distincte du judaïsme principal, qui reconnaissait le Pentateuque mais rejetait les prophètes et les traditions orales.
Mouvements baptistes : Divers groupes qui pratiquaient des rites de purification et de conversion, dont le plus connu était celui dirigé par Jean-Baptiste.
Nazaréens : Les premiers disciples de Jésus, qui étaient des Juifs observants de la Torah, mais qui croyaient en Jésus comme le Messie.

Autres religions
Paganisme : Des religions païennes existaient dans l’Empire romain, comme le paganisme dans la péninsule arabique.
Zoroastrisme : Une ancienne religion de l’Empire perse.

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Une des premières ruptures que propose Jésus à ses contemporains concerne l’économie et le spirituel. Il fait notamment un esclandre dans le temple de Jérusalem, qui est tout autant un lieu sacré qu’un centre névralgique de la vie politique et économique de la ville. C’est à la fois la cathédrale Saint-Paul, l’hôtel de ville et les rues commerçantes de Liège, le tout au même endroit ! A l’origine, le Temple accueille l’Arche de l’Alliance, coffre de bois d’acacia plaqué or, contenant les deux tables de pierre sur lesquelles étaient écrits les Dix Commandements donnés par Dieu à Moïse. Tables de pierre très précieuses pour les Juifs, car il s’agit des règles « minimales » à respecter pour honorer Dieu et vivre avec leurs semblables.

Au 10ème siècle av. J.-C., le roi Salomon, conformément à la volonté de son père, le roi David, construit le premier Temple. En 587 av. J.-C., le roi babylonien Nabuchodonosor II le détruit. Vers 536-515 av. J.-C., de retour de captivité, les Juifs de Babylone le reconstruisent. Vers 19 av. J.-C., sous le règne d’Hérode, ce second temple connaît une extension massive. En 70, il sera de nouveau détruit par l’empereur romain Titus. Avant cette seconde destruction, à l’époque de Jésus, le temple comporte quatre parvis : celle des prêtres, celui des hommes, celui des femmes et enfin celui des « gentils », du latin Gentiles (les « nations »), traduction habituelle de l’hébreu Goyim, qui désigne les non-Juifs.

Nous sommes vers 30 après J.-C.

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que les brebis et les bœufs, il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai ! » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.
Jean 2, 13-25