Document 5 : La femme est-elle l’égale de l’homme ?
Jésus, étant parti de là, s’en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sût ; mais il ne put rester caché. Car une femme, dont la fille était possédée d’un esprit impur, entendit parler de lui, et vint se jeter à ses pieds. Cette femme était grecque, syro-phénicienne d’origine. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille. Jésus lui dit : Laisse d’abord les enfants se rassasier ; car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, lui répondit-elle, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants. Alors il lui dit : à cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. Et, quand elle rentra dans sa maison, elle trouva l’enfant couchée sur le lit, le démon étant sorti.
Marc 7, 24-30
Signification générale :
Jésus adopte une attitude nouvelle pour son époque : il respecte les femmes et leur parle comme à des égales.
« Il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous, vous êtes un en Jésus-Christ. »(Galates 3,28)
La guérison de la fille d’une femme syrophénicienne païenne est un épisode clé illustrant l’universalité de la grâce de Dieu au-delà des frontières juives. Jésus, d’abord réticent, jugeant sa mission prioritaire pour Israël, est touché par la foi et l’humilité de cette femme qui accepte d’être comparée à un « petit chien » attendant les miettes tombées de la table des « enfants ». Sa foi inébranlable lui vaut la guérison miraculeuse, démontrant que la grâce divine ne connaît pas de limites et que la foi est le critère essentiel pour la recevoir, ouvrant ainsi la voie à la mission universelle du Christ.
En bref, ce passage est un moment décisif où Jésus, en rencontrant une femme païenne, découvre et intègre l’universalité de sa mission, confirmant que la foi, quelle que soit l’origine, est la clé pour accéder à la bénédiction divine.
Jésus, étant parti de là, se rendit dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain. La foule s’assembla de nouveau près de lui, et selon sa coutume, il se mit encore à l’enseigner. Les pharisiens l’abordèrent ; et, pour l’éprouver, ils lui demandèrent s’il est permis à un homme de répudiée sa femme. Il leur répondit : Que vous a prescrit Moïse ? Moïse, dirent-ils, a permis d’écrire une lettre de divorce et de répudier. Et Jésus leur dit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte. Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Lorsqu’ils furent dans la maison, les disciples l’interrogèrent encore là-dessus. Il leur dit : Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère.
Marc 10, 1-12
Signification générale :
Jésus réaffirme l’idéal de l’unité du mariage établi à la Création (« ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas »), tout en expliquant que la loi mosaïque sur la répudiation était une concession à la « dureté de cœur » des hommes, et que le remariage après divorce constitue l’adultère. Jésus rappelle que Dieu les a faits homme et femme pour qu’ils ne soient qu’une seule chair, soulignant la permanence de l’union conjugale face aux questions des pharisiens.
Pour Jésus, les femmes ont la même valeur et la même dignité que les hommes devant Dieu.
Dans cette même dynamique, Jésus adopte une attitude radicalement nouvelle envers les femmes. Il leur parle librement, les accueille parmi ses disciples, les reconnaît comme témoins et messagères. Par ses gestes et ses paroles, il affirme leur dignité pleine et entière. La femme n’est pas inférieure à l’homme : elle est son égale devant Dieu, appelée comme lui à la liberté, à la foi et à la responsabilité.